Occasion ratée
Je suis déçu. Vraiment, je ne m'attendais pas à ça. Quelle mouche les a-t-elle piqués pour s'en priver? Rater une telle occasion, trop belle pour être vraie. Reconsidérons les faits.
Un certain George Bush, a écrit un livre, réédité en 2004, où il parle du prophète Mohamed, de l'islam, et pas dans des termes élogieux. Et que vois-t-on? Aucune réaction. Rien. Niet...
Que s'est il passé pour que des barbus, flanqués de drapeaux à brûler et de slogans réducteurs, n'aillent protester à une ambassade, à une institution ou même devant une statue? Pourquoi nous ont ils privé de ce spectacle ridicule et amusant de personnes hystériques, gueulent la bave sur la bouche, leur haine de tout ce qui bouge. Cela aurait été un joli show.
Peut être ont-ils mûris? Où peut-être y avait il des manoeuvres invisibles? Ceci, je ne le saurai jamais.
Voici un extrait de l'article du Courrier International, traduit du New York Times, qui en parle:
A une époque, ce George Bush, sans le W., était le membre le plus célèbre de sa famille. Enfant, c’était un vrai rat de bibliothèque et sa boulimie livresque inquiétait même ses parents. Plus tard, il devint pasteur, mais son goût pour la controverse écourta sa carrière. En 1831, il s’installa à New York, dont la réputation de ville dépravée ne faisait que commencer, et il y trouva un emploi comme professeur d’hébreu et de langues orientales dans ce qui est devenu aujourd’hui l’Université de New York. La même année, il publia son premier livre, La Vie de Mahomet, la toute première biographie du fondateur de l’islam écrite par un Américain.
Ne serait-ce que pour cette raison, cet ouvrage mérite toute notre attention. Mais le livre est également un florilège de commentaires passionnés sur le Prophète et son époque. Les opinions exprimées par l’auteur sont pour la plupart négatives, tout comme l’ensemble de sa prose sur les autres religions. Bush appelle souvent Mahomet “l’imposteur” et le compare à un charlatan accompli qui a réussi à éblouir d’une “illusion parfaite” ses coreligionnaires. Mais il ne ménage pas non plus ses critiques envers l’état “désastreux” du christianisme de l’époque de Mahomet. Au fil des pages, Bush l’ancien révèle son érudition et sa passion pour le Moyen-Orient, dont la géographie, les habitants et la théologie semblent avoir trouvé un écho chez lui. Malgré sa sévérité envers le Prophète, il était fasciné par l’histoire de cet “homme remarquable, doué d’un “charisme irrésistible” et d’une puissance visionnaire.
